Avant d’entrer dans le vif du sujet il est intéressant de partir sur de bonnes bases et de définir tout d’abord ce que l’on entend par PME. Cette question est d’autant plus importante qu’elle est un indice la raison d’être de ce blog. La plus part des contrôleurs de gestion travaillent dans des grandes entreprises alors que les PME ont un poids considérable dans notre économie tant en considérant le nombre de salarié que sa contribution à la richesse nationale.
L’Union Européenne définit une PME comme une entreprise de moins de 250 salariées générant un chiffre d’affaire inférieur à 50 millions d’euros ou possédant un total de bilan inférieur à 43 millions d'euros (1). Il doit de plus s’agir d’une entreprise indépendante, c'est-à-dire qui ne détient pas plus de 25% du capital ou des droits de vote d’une autre entreprise, et qui n’est pas détenu par une autre entreprise selon les mêmes limites. Au Canada (Statistique Canada) la définition limite en nombre de salarié est de 500 tandis que le chiffre d’affaire ne doit pas excéder 50 millions de dollars canadiens. Cependant certains analystes utilisent des définitions donnant toujours une bonne vision du poids des PME dans nos économie bien que rendant la comparabilité impossible.
Chiffres Clés :
Canada en 2008 (2), les entreprises de - de 500 salariés représentent
- 70 % des salariés
- 45 % du PIB
France en 2007 (3), les entreprises de - de 250 salariés représentent
- 54% des salariés
- 41,7% du PIB
Le nombre de salarié et le niveau de chiffre d’affaire ne serait être les seuls caractéristiques d’une PME.
• Centralisation et personnalisation de la gestion autour du propriétaire-dirigeant
• Stratégie intuitive ou peu formalisée
• Système d'information interne simple et peu formalisé
• Système d'information externe simple basé sur les contacts directs
• Capacité d'innover rapidement pour s'adapter au marché
• Centralisation et personnalisation de la gestion autour du propriétaire-dirigeant
• Stratégie intuitive ou peu formalisée
• Système d'information interne simple et peu formalisé
• Système d'information externe simple basé sur les contacts directs
• Capacité d'innover rapidement pour s'adapter au marché
Dans ce blog nous nous intéresserons surtout aux entreprises ayant autour de 50 salariés les entreprises plus importantes commence à perdre peu à peu les caractéristiques énoncée plus haut en se rapprochant de plus en plus du mode de gestion d’une grande entreprise.
(1) Document accessible en ligne : ici
(2) FCEI : La PME en Chiffre
(3) Ministère de l'Économie : Chiffre clés des TPE-PME
Je présume qu’il doit être rare de ne pas retrouver un contrôleur dans une entreprise de plus de cinquante employés. C’est une expertise qui a son prix, mais lorsque l’entreprise dispose de suffisamment d’employés, ce prix n’est rien comparativement aux avantages. Par contre, lorsqu’il s’agit d’une entreprise avec dix ou quinze employés, cette expertise est-elle vraiment nécessaire? Est-ce que les coûts dépassent les avantages? J’imagine que plusieurs propriétaires ne pensent pas avoir les ressources pour faire appel à ces experts et n’y voient pas suffisamment d’avantages. La majorité des propriétaires aiment sans doute aussi être maître de leur entreprise et être les seuls à travailler avec leurs états financiers.
RépondreSupprimerL’expertise du contrôleur peut sans doute être très utile pour les petites entreprises, mais les propriétaires des plus petites (entre dix et quinze employés) ont trop de réticence pour procéder à l’embauche de cette expertise.
Les questions que tu évoques sont justement celles qui seront abordée dans les semaines qui viennent sur ce blog. L'arrivé d'un contrôleur peut être difficile pour plusieurs raisons (finance, relation avec le dirigeant-créateur...) mais elles peuvent surement être levées, du moins partiellement.
RépondreSupprimerCes question se pause pour les très petites structures comme tu l'as dit c'est pour cela nous avons définit le cadre d'intérêt du blog dans ce message.